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MESURES DE L’AIR DANS LES HÔPITAUX & ETABLISSEMENTS DE SANTE

Dans les hôpitaux, les cliniques et les laboratoires, les experts d’ISPIRA vous accompagnent sur tous les sujets liés à la qualité de l’air, aussi bien pour la protection des patients que pour la prévention du risque d’exposition pour le personnel.

Evaluation et maîtrise du risque d’aérobiocontamination

La surveillance microbiologique, intégrée dans la prévention des infections nosocomiales pour les patients, passe par des contrôles réguliers de l’air et des réseaux de ventilation. Certaines zones à risque comme le bloc opératoire ou le service réanimation doivent faire l’objet d’une surveillance toute particulière, généralement déjà mise en place. Mais c’est bien l’ensemble de l’établissement qu’il faut régulièrement évaluer afin de détecter et éliminer suffisamment tôt tout nouveau foyer de contamination.

Les périodes de travaux dans l’hôpital sont particulièrement critiques et augmentent les risques pour les patients : en effet, ils mettent en suspension dans l’air toutes sortes de contaminants (poussières, moisissures, spores, etc) qui affectent directement les patients mais qui peuvent aussi envahir durablement les réseaux de ventilation.

Nos experts réaliseront les prélèvements, les analyses et l’interprétation des données. En cas de contamination, ils pourront quantifier et identifier les souches responsables, et vous accompagner dans la recherche des sources. Ils sauront également vous apporter des solutions de prévention et de traitement de l’aérobiocontamination dans les zones à risque et/ou dans les chantiers limitrophes : flux laminaire, unités de traitement de l’air, filtration, mais aussi désinfection générale ou ciblée.

Evaluation et maîtrise du risque d’exposition professionnelle

Les établissements de santé constituent un univers dans lequel de nombreuses substances chimiques de nature très diverses sont présentes et peuvent conduire à une exposition chronique du personnel qui y travaille : gaz anesthésiants, désinfectants ou stérilisants, médicaments, réactifs de laboratoire…

Des réglementations s’appliquent donc à l’utilisation de certaines substances dans des services spécifiques à l’hôpital (le formaldéhyde, le toluène, les xylènes en service ANAPATH* ou en thanatopraxie par exemple). Mais il faut également veiller à limiter l’exposition à un cocktail de polluants aux effets conjoints parfois très nocifs. Le personnel de bloc opératoire ou de laboratoire peut donc lui aussi être exposé.

L’équipe d’ISPIRA pourra réaliser l’évaluation du risque d’exposition professionnelle (mesures des VLEP et VLCT) et la cartographie des polluants permettant d’établir une analyse complète du risque chimique par poste de travail et par activité et ainsi identifier et mettre en œuvre des mesures préventives et curatives.

Cas particulier du service ou du laboratoire ANAPATH :

Les techniques utilisées dans les laboratoires d’anatomie pathologique (ANAPATH) se caractérisent par la manipulation de quantités importantes de produits chimiques dangereux et notamment de formol.

Depuis 2004 le formaldéhyde est classé CMR : cancérogène 1B (effet cancérogène présumé avec des fortes présomptions) et mutagène 2 (effet mutagène suspecté). Règlement CLP de la Communauté Européenne.

En France le formol a été introduit dans la liste des substances, préparations et procédés cancérogènes par l’arrêté du 13 juillet 2006.

Les manipulations de formol exposent le personnel médicotechnique à un risque sanitaire par inhalation :

  • Exposition aiguë : irritation des yeux (picotement oculaire, conjonctivite), picotement nasal, de la gorge, du larynx. A plus forte concentration : sensation de brûlure oculaire, cutanée et respiratoire.
  • Exposition chronique : irritation des muqueuses oculaires et des voies respiratoires et manifestations allergiques telles que rhinite, asthme, urticaire et eczéma. A plus forte concentration : cancer du nasopharynx, leucémie (suspectée).

Dans un contexte réglementaire fort, la direction de l’hôpital ou du laboratoire doit mettre en place une démarche d’évaluation et de prévention du risque chimique, qui doit notamment être retranscrite dans le document unique mis à la disposition du CHSCT, du médecin du travail et, sur demande, de l’inspection du travail.