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Mesurer la qualité de l’air après un départ d’incendie dans un bâtiment

 

Mesurer la qualité de l’air

Suite à un départ d’incendie dans un bâtiment, la Préfecture et l’Agence Régionale de Santé (ARS) peuvent exiger de la collectivité qu’elle réalise des analyses libératoires de qualité de l’air avant d‘autoriser sa réoccupation par le public. C’est notamment le cas lorsqu’il s’agit de bâtiment recevant du public sensible comme les enfants de moins de 10 ans. Les occupants eux-mêmes, ou leurs parents, peuvent vous réclamer ce type d’analyse.

En effet, un incendie produit de multiples substances toxiques pour l’homme et ces résidus de combustion peuvent avoir un impact sur la santé des occupants.

 

Que doit-on mesurer et pourquoi ?

 

Lors de la combustion de matières organiques, se forment des Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) et des Composés Organiques Volatils (COV) aromatiques (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes (BTEX), naphtalène).

Plusieurs de ces composés ont des effets mutagènes et cancérogènes reconnus. De nombreux HAP sont également suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

 

Le coin de l’expert

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont des constituants naturels du charbon et du pétrole. La très grande majorité des HAP présents dans l’air proviennent des processus de combustion incomplète de matières organiques telles que les carburants, le bois ou encore le tabac.

Le benzo[a]pyrène, substance qui se trouve dans un bon nombre de mélanges de HAP en proportion relativement constante (environ 10%), est un cancérogène avéré selon le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) (groupe 1).

Trois autres HAP sont classés cancérogènes probables (groupe 2A du CIRC) : cyclopenta[c,d]pyrène, dibenzo[a,h]anthracène et dibenzo[a,l]pyrène), et 11 autres sont classés cancérogènes possibles (groupe 2B).

Les tableaux des maladies professionnelles 16 bis et 36 bis du régime général reconnaissent des cancers en lien avec des expositions à des dérivés du pétrole, aux goudrons, huiles et brais de houille, et aux suies de combustion du charbon. Il s’agit des carcinomes de la peau, le cancer broncho-pulmonaire, et les tumeurs des voies urinaires.

 

Faire des mesures

 

La réalisation de mesures vous permet de savoir quel est le niveau de contamination de l’environnement intérieur par les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les composés organiques volatils (COV).

Ces mesures peuvent être réalisées :

– Après un incendie, non seulement dans la partie incendiée mais également dans les pièces adjacentes contaminées par des suies qui se sont infiltrées. Les résultats permettent d’évaluer le niveau de contamination par les résidus de combustion et de savoir si les occupants peuvent rester dans l’environnement incendié sans risque pour leur santé.

– Après une opération de décontamination pour vérifier l’absence de résidus de combustion dangereux pour l’homme et évaluer l’efficacité de la décontamination après incendie.

 

Notre accompagnement

 

ISPIRA est une société d’experts spécialisés en qualité de l’air dans les ERP.

Nous intervenons sur site, partout en France, pour la réalisation de mesures de qualité de l’air.

A l’issue de notre intervention, nous vous remettons un rapport complet intégrant les méthodes et moyens mis en œuvre, les résultats et leur interprétation. Ce rapport est communicable aux organismes publics de contrôle pour justifier la ré-ouverture du bâtiment au public.

Nous pouvons appliquer une procédure d’urgence sur demande.



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