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La mesure de pesticides dans l’air

Depuis quelques jours, la perspective d’une loi sur la distance minimale à imposer entre un champ et un bâtiment pour limiter la contamination aux pesticides met ce sujet au premier plan dans les médias.

ISPIRA, bureau d’étude et d’expertise spécialisé en qualité de l’air intérieur et pollution atmosphérique, accompagne déjà des collectivités dans la mesure des pesticides (insecticides, fongicides, herbicides) présents dans l’air et les poussières dans des bâtiments situés à proximité d’exploitations agricoles.

 

Rappel sur les risques associés aux pesticides et fongicides

Le sujet ressurgit suite aux préconisations scientifiques rendues par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui préconise la mise en place de distances de sécurité entre les surfaces traitées et les habitations allant de 5 à 10 mètres, selon les types de culture.

L’objectif est de limiter l’exposition des riverains et des personnes présentes dans les bâtiments pendant ou après la pulvérisation de pesticides.

Certains de ces produits peuvent en effet être classés CMR (cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction). D’autres liens sont étudiés et supposés, par exemple avec la maladie de Parkinson ou l’autisme.

A l’heure actuelle, il n’existe cependant pas de seuils réglementaires concernant les concentrations de pesticides dans l’air.

 

La mesure des concentrations dans l’air et les poussières, une première étape

Nous proposons à des collectivités d’évaluer les concentrations en pesticides sur leur commune au travers de campagnes de mesures dans l’air et dans les poussières.

On ciblera en priorité les bâtiments plus sensibles (crèches, écoles, bâtiments mitoyens des exploitations).

L’étude visera plusieurs dizaines de pesticides. Si la zone est fortement marquée par une culture particulière (vignobles, vergers, etc), on sélectionnera les pesticides utilisés classiquement dans ce type de culture.

Nous recommandons de réaliser plusieurs campagnes :

  • Un « état zéro », en période hivernale, hors période d’épandage, qui permet de connaître la situation de la zone géographique étudiée. On retrouve en effet des pesticides de manière permanente dans l’atmosphère, qui peuvent être des résidus d’épandages des saisons précédentes, ou bien d’origine domestique. L’objectif est de pouvoir identifier précisément l’impact des traitements de la saison en cours, afin d’identifier les moyens d’actions spécifiques.
  • Une ou plusieurs campagnes en période d’épandage (juin et septembre par exemple) permettant de voir les évolutions par rapport à l’état zéro.

La multiplication des campagnes permet de limiter les aléas liés aux conditions de prélèvements : vents, écarts de température, périodes variables de traitement des cultures, etc.

Différents moyens peuvent être utilisés pour ces campagnes. Nous recommandons pour notre part des mesures d’air ambiant en extérieur et à l’intérieur des bâtiments à l’aide d’appareils de mesure spécifiques qui aspirent un débit constant d’air et conservent les pesticides sur des filtres qui sont envoyés à des laboratoires spécialisés pour analyse.

Nous complétons ces mesures d’air par des prélèvements de poussières sur le sol (préau, salle de classe…) qui donnent une vision de l’accumulation des pesticides et permet également de déceler la présence de pesticides qui ne sont plus utilisés mais qui peuvent encore apparaître en quantité car ils ont une grande durée de vie (le lindane par exemple).

Nous travaillons pour des collectivités qui souhaitent connaître leur niveau de risque, apporter des réponses aux riverains, dialoguer avec les exploitants agricoles sur les solutions possibles (produits de biocontrôle,  biopesticides, utilisation de buses d’épandage à jet dirigé, etc.), ou identifier des aménagements limitant l’exposition (plantation de haies de séparation, installation de panneaux récupérateurs, etc).

Nous travaillons également pour les exploitants eux-mêmes soucieux de réduire leur impact environnemental et sanitaire.

Nous sommes également en capacité de conduire des mesures de glyphosate. Les méthodes de mesure de ce composé sont spécifiques et nécessitent un prélèvement dédié.



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